Jean-Louis David — Wikipedia

Alors que l’hiver s’installe et que Paris brille d’une lumière douce, un détour au Louvre pour (re)voir David.

Depuis le 15 octobre 2025, le Louvre revêt ses habits de fête pour rendre hommage à David, à l’occasion du bicentenaire de sa mort. Jusqu’au 26 janvier 2026, le Hall Napoléon se transforme en véritable machine à remonter le temps, mais une machine élégante, un peu solennelle, toujours fascinante.

Une centaine d’œuvres, peintures et dessins, prêtées par des musées de toute l’Europe (Bruxelles, Versailles, etc.), investissent les cimaises, des chefs-d’œuvre rarement vus qui scintillent sous les projecteurs. 

Parmi elles : le fragment imposant du célèbre Le Serment du Jeu de Paume, prêté exceptionnellement par Versailles, et la version originale du tristement célébre Le Marat assassiné venant de Bruxelles, deux œuvres lourdes de symboles, qui racontent à elles seules l’intensité d’une époque.

Ce qui frappe, en voyant ces toiles réunies, c’est à quel point l’art de David échappe à une simple rigidité néoclassique. Le parcours de l’exposition retrace son ascension : du jeune peintre ambitieux essayant, et échouant, au Prix de Rome, jusqu’à l’artiste engagé, acteur militant et peintre officiel du régime impérial.

David n’est pas un peintre neutre. Il mêle l’art et la politique. Ses tableaux ne sont pas des décors figés, mais des manifestes. Entre liesse révolutionnaire, tragédies, héroïsme et hypocrisie, le Louvre montre cette complexité : un homme d’art écartelé entre convictions, pouvoir et esthétique.

Ainsi, l’exposition fonctionne aussi comme un miroir non pas seulement de la Révolution ou de l’Empire, mais de nos propres contradictions modernes : idéal vs pouvoir, beauté vs violence, mémoire vs oubli.

Entrer dans le Hall Napoléon aujourd’hui, c’est un peu comme pénétrer dans un film en costume, où chaque salle est un acte : début modeste, montée en puissance, confrontation, chute, exil. La scénographie pensée par des conservateurs et plasticiens parachève l’expérience, rendant David à la fois tangible et énigmatique.

Le musée propose aussi des visites guidées, nocturnes, ateliers “à la manière de David”, et même des conférences, pour qui veut creuser, réfléchir, repartir le regard plein d’histoire et de couleurs.

Si tu y vas, emmène un carnet, un stylo, et repars avec quelques phrases griffonnées dans la marge.

Bibliographie

https://www.louvre.fr/en/exhibitions-and-events/exhibitions/jacques-louis-david?

Posted in

Laisser un commentaire