E-book, paper book, audiobook… La lecture contemporaine peut prendre une multitude de formes ; cependant, chacune d’entre elles procure une expérience bien distincte.

Le paper book, ou livre papier, est sans doute la façon de lire la plus répandue aujourd’hui. Elle ne sollicite pas seulement la vue, mais également l’odorat (certains lecteurs disent adorer l’odeur du papier), l’ouïe (le bruit des pages) et le toucher. C’est une lecture multisensorielle qui stimule particulièrement le cerveau.
Dans ce cas-là, on parle aussi d’« objet livre » : les livres peuvent faire office de décoration, exposés soigneusement dans la bibliothèque du salon.
D’un point de vue intellectuel, elle est la plus valorisée dans l’opinion commune.

L’e-book est une tradition nouvelle. Elle ne sollicite que la vue et le toucher, contrairement à la lecture papier. Elle est moins stimulante mais attractive, surtout chez les jeunes lecteurs, notamment d’un point de vue financier : en effet, les frais d’impression sont retirés du prix du PDF, ce qui les rend plus accessibles.
L’utilisation de la liseuse est aussi avant tout une utilisation pratique : elle est moins lourde, passe-partout, et ce petit objet peut contenir en son sein plusieurs centaines de récits.

L’audiobook, lui, ne sollicite que l’ouïe. Beaucoup ne considèrent d’ailleurs pas l’écoute de livres audio comme étant réellement de la lecture. Cela fait débat : d’un côté, la définition même de la lecture est le déchiffrage de caractères écrits. Si je lis un livre à voix haute à un enfant, c’est moi qui lis, pas lui qui ne fait que m’écouter.
D’un autre côté, ce sont les mêmes mots qui arrivent au cerveau, la même histoire, et cela reste le moyen de lecture le plus accessible pour les personnes aveugles.
Outre le braille, qui rentre — contrairement à l’audiobook — dans la définition traditionnelle de la lecture, ce n’est pas un moyen répandu : trouver un livre en braille est une tâche plus compliquée que de simplement trouver le livre audio et de l’écouter.

Certains apprécient également cette façon de lire, car la mise en voix des personnages leur donne une dimension plus réelle. Elle permet aussi d’être multitâche : de « lire » pendant que l’on fait le ménage ou encore les courses.
Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que l’ancêtre de la lecture est justement l’écoute : au Moyen Âge, avant la lecture, c’étaient la chanson de geste et la tradition orale qui étaient répandues.

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